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Historiens et archéologues d’antan en Buch

dimars 18 d'octòbre de 2011, per  Annie Lesca

Un mardi par mois, la Société Historique et Archéologique d’Arcachon propose aux adhérents de l’UTLARC sous forme d’atelier de "travaux pratiques", une initiation à la lecture de manuscrits du XVII° siècle. Alain Charriaut inaugurait brillamment cette série de séances en nous aidant à déchiffrer un acte notarié de 1593 et en nous parlant du Captal de Buch de l’époque.

La SHAA m’a demandé de renouer avec le "versant archéologique" : j’ai essayé d’intéresser mon auditoire aux liens qui pouvaient se tisser entre historiens et archéologues au cours de leurs recherches respectives, et cité les échanges fructueux avec Mr et Mme Labat d’Audenge. Je remercie d’ailleurs Alain Charriaut de son intervention pertinente sur la toponymie testerine.

Les érudits d’antan

Je m’étais un peu préparée cet été pendant la compilation des illustrations archéologiques disponibles dans le Magasin Pittoresque d’Edouard Charton et en faisant une petite recherche sur une nymphe thermale gallo-romaine énigmatique

Les archéologues ne manquent pas à la SHAA et je n’ai ni leurs compétences ni leur passion ; ce qui m’intéresse c’est plutôt de trouver des "images qui parlent du passé" comme cet intérieur de cabane de résinier que l’on doit à Paul Kaufmann (1891). C’est seulement dans ce contexte que les tessons de poteries trouvés sur le paléosol III de la Dune du Pilat prennent vie.

Or les érudits du XIXème siècle qui ont fondé la Société Archéologique de Bordeaux étaient parfois, eux-aussi, de vrais artistes ; le talent avec lequel ils présentaient les découvertes de l’époque à leurs collègues m’a souvent encouragée dans la compilation ardue d’une base de données pour l’inventaire archéologique mené il y a trente ans pour la Direction Régionale des Antiquités Historiques.

Sur les traces du Docteur Peyneau

Les trois tomes de ses "Découvertes Archéologiques en pays de Buch", édités en 1926, m’avaient été offerts par mon ancien instituteur, Maurice Farges ; tous les chapitres paient un tribut reconnaissant aux savants du siècle précédent et commencent par un "historique des recherches".

Le Docteur Peyneau cite notamment des communications de

  • Jouannet à la Société Royale des sciences, belles-lettes et arts de Bordeaux : séance du 30 avril 1829 ;
  • Charles Braquehaye, directeur de l’école de dessin de Bordeaux ;
  • Camille Jullian, qui reproduit les "marques" dans ses Inscriptions Romaines de Bordeaux.

Si l’on prend le temps de revenir aux sources, les compte-rendus des séances de la Société Archéologique de Bordeaux regorgent d’informations et parfois de croquis.

Ils sont cités dans la bibliographie exhaustive de la Carte archéologique de la Gaule - Gironde d’Hubert Sion.

Des notices de qualité se trouvent également sur internet,

en particulier sur le site de l’Institut National de l’Histoire de l’Art

Par contre, lorsqu’il faut faire coïncider les informations de l’époque avec les réalités topographiques actuelles, il vaut mieux s’armer de patience et de prudence.

prochaine rencontre à la Maison des Associations d’Arcachon, le mardi 17 janvier 2013 à 14h40 : recherche en archéologie-2, topographie et toponymie en Buch.

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