lundi, 13 novembre 2017|
 

Stéréotypes et littérature de jeunesse du XIXème siècle : quels textes pour les écoliers ?

C’est le moment de théoriser un peu sur les objectifs de la bibliothèque sonore de Raconte-Moi,

Pour des raisons bassement matérielles, parce qu’ils sont libres de droit, je recherche pour cette bibliothèque sonore des textes et des illustrations du XIXème siècle.

Mais j’ai hésité à mettre en ligne certaines oeuvres, troublée par les stéréotypes esthétiques et sociaux qu’ils véhiculent.

Fournir une base de données pour des comparaisons

Malgré le risque de renforcer clichés et lieux communs, il m’a semblé opportun de continuer mon travail de collecte, ne serait-ce que pour donner l’occasion aux lecteurs-auditeurs d’échapper au monopole culturel des chromos des adaptations de contes traditionnels en dessins animés qui inondent le marché enfantin.

je viens de lire à ce sujet, avec beaucoup d’intérêt, un article de Max Butlen Que faire des stéréotypes que la littérature adresse à la jeunesse ? (IUFM des Pays de la Loire et INRP) dont je recopie de longs passages :

Plutôt que de traiter ces ouvrages par un mépris désobligeant à l’égard de leurs lecteurs et de leurs auteurs, beaucoup d’enseignants considèrent désormais que les voies du débat, de la comparaison, de la confrontation à d’autres livres, à d’autres lectures et lecteurs sont bien plus efficaces.
De nombreux exemples témoignent à cet égard d’expériences encourageantes dans la rubrique « Lecture cursive » sur le site de la revue Le Français aujourd’hui et dans divers exemplaires du Supplément à la revue, notamment au n° 141 de juin 2003, dossier "Donner libre cours à la lecture cursive".

À leur manière, avec prudence et distinction, les Programmes du collège encouragent désormais la recherche de points d’appui pour faciliter les passages même s’ils ne les envisagent que dans un sens.

Le stéréotype, étape indispensable de la construction des représentations initiales ?

Une étape nécessaire... parce que la démarche de catégorisation et de schématisation se conjugue assez nécessairement avec la distinction, l’individualisation.
Les stéréotypes participent d’une réflexion sur l’identité sociale, et contribuent à la construction de l’image de soi et de l’image de l’autre. En ce sens, ils comportent aussi des fonctions constructives.
De plus, ils se révèlent utiles et finalement inévitables non seulement dans le cadre de la cognition sociale mais encore dans le champ de la formation du lecteur.

Parallèlement, des didacticiens se sont employés à démontrer que les stéréotypes offrent des points d’appui à la formation du lecteur de littérature dans la mesure où ils « sont constitutifs des textes qui peuvent s’en jouer mais non s’en passer » : Les stéréotypes, qu’ils soient verbaux, thématiques ou narratifs, en activant des scénarios intertextuels, permettent le déchiffrement et l’appropriation des textes.

Cette production fournit un réservoir considérable de textes qui multiplient les possibilités de rencontres avec les éléments récurrents de la littérature. Voilà qui facilite une première découverte puis une appropriation et enfin une explication des divers schémas narratifs, des types majeurs de discours, des scénarios fondamentaux, des principales galeries de personnages et des motifs clefs.

Lecture cursive ou lecture analytique ?

Cette réflexion sur les stéréotypes confirme qu’il revient à l’école de multiplier les occasions de rencontres heureuses et utiles avec les textes relevant du champ éditorial de la littérature pour la jeunesse car ils servent de repères et de socle de références pour construire la culture littéraire de chaque élève.

L’auteur insiste sur la nécessité

  • de différencier les objectifs de la lecture cursive (personnelle) et analytique, c’est-à-dire avec élaboration d’un sens collectif et construit, en travaillant sur les phénomènes d’échos et d’écarts ; il recommande de la réserver au collège.
  • et d’élaborer des parcours pour aider le lecteur à mettre en résonance ses souvenirs.

Or, en élaborant des questionnaires de lecture pour des élèves de CE1-CE2 et des pistes pour les enseignants, pour certains textes (Andersen, Épinal, contes de Djataka...), j’ai souvent entrouvert la porte de la lecture analytique. Prématuré ?

Le stéréotype de la femme "dite civilisée"

Un dossier remarquable, "The Civilized Woman : A Fairy Tale History of the Feminine Ideal," A web-based exhibit by X. Karkruff

This exhibition is the result of original research and writing for a final project through the class Museums and Public Culture at the University of Southern Maine’s American and New England Studies Program.

The research was based on a selection of fairy tales and folklore from the Edith C. Rice Collection of Children’s Literature in the Glickman Family Library’s Special Collections. The publications used span approximately a century, from 1866 through 1946, with additional print and web-based material. Enjoy.

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