mercredi, 15 novembre 2017|
 

Silhouettes de LAVATER

La recherche de textes et de documents historiques pour le nouveau logiciel développé par un stagiaire de Ryxeo m’a amenée ce mois-ci à "butiner" le Magasin Pittoresque édité au XIXème siècle par Edouard Charton et mis en ligne par Gallica. Parmi les innombrables pistes ouvertes par ces lectures de textes et d’images, je me suis arrêtée sur l’art des découpages dont je vous ai déjà parlé il y a quatre ans avec Andersen.

- J’ai aimé l’humour des Quinze silhouettes de Frederick S. Church, 1878

- J’ai eu envie d’explorer le travail de Jean Huber au musée de Lausanne.

- J’ai été ébahie par la virtuosité de deux "découpures" présentées à l’exposition universelle de 1878 :

- J’ai eu envie d’apprendre à "lire" certains profils d’hommes célèbres, comme celui de Frédéric de Prusse

in "Le Magasin Pittoresque" d’Edouard Charton 1886 (Gallica)

- Et c’est ainsi que j’ai redécouvert les recherches sur les silhouettes d’un pasteur de Zurich, admirateur de Goethe, Lavater.

Connu pour ses travaux comme physionomiste, il a publié un ouvrage traduit en français sous le titre de L’art de connaître les hommes par la physionomie.

Si on observe l’impression produite par le même tableau, les adieux de Calas à sa famille, sur quatre spectateurs de tempéraments différents

  • le colérique s’indigne et ferme le poing face à cette odieuse iniquité
  • le sanguin, dont la sensibilité est facilement émue, essuie une larme,
  • le mélancolique demeure triste et pensif,
  • le flegmatique, assis, contemple le tableau avec une attention lourde et indifférente.

Lavater s’appuie sur l’observation de la stature, de l’attitude et des gestes pour analyser le caractère de certaines silhouettes.

Il a inventé "une machine sûre et commode pour tirer des silhouettes".

"La silhouette n’offre qu’une seul ligne de la figure qu’elle représente, mais cette faible esquisse n’en est pas moins d’une expression infinie. L’effet qu’elle produit est très borné, mais cet effet est de la plus grande vérité."

J’ai choisi de vous présenter ici non pas des portraits mais des scènes mettant en relation deux personnages, un enfant et un adulte naturellement.

Mère et fille
Chez la mère le calme, la passibilité, un air de douceur inaltérable, une grande droiture de sens, la simplicité, l’amour de l’ordre ... ; chez l’enfant, dans le haut du visage de la finesse d’esprit, dans le bas de la candeur.

Un éducateur ?

" Nous voyons ici un homme mûr à côté d’un jeune homme de grande espérance."

Voici le portrait que Lavater brosse du jeune homme à partir de son attitude et de sa silhouette :

et la mère

Arthur Rackham

On retrouve cette technique dans certaines illustrations de ce peintre anglais, notamment pour deux contes de fées la Belle au Bois Dormant et Cendrillon, où les héroïnes traditionnelles passent presque au second plan !!! Vous les retrouverez bientôt sur ...Raconte-Moi.

Pour aller ailleurs ou plus loin...

- Comment la découverte de la photographie a radicalement transformé les méthodes de travail des artistes : un article de la bibliothèque historique de l’université du Michigan

- Et comment les petits profs récupèrent ça pour leurs élèves !!!

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