Vous êtes ici : Accueil » Lectures-écritures » Que lire ? Typographie.

Que lire ? Typographie.

D 2 juillet 2012     H 13:37     A Annie Lesca     C 0 messages


« On a trop souvent tendance à envisager les livres sous le rapport unique de leur contenu, et la lecture comme une activité strictement intellectuelle, mentale, désincarnée : or le rapport qui s’établit entre un livre et un lecteur est d’abord sensuel et physique.

Chronologiquement, la perception du livre en tant qu’objet doté de dimensions spécifiques, d’un poids particulier, d’une texture singulière, etc., précède l’accès au contenu de l’ouvrage et joue donc un rôle non négligeable dans l’interface.

Malgré l’adage qui veut qu’on ne puisse juger un livre d’après sa couverture, la première impression du lecteur est déterminée par des facteurs généralement indépendants de la volonté de l’auteur et qui relèvent plus des sens – vue, toucher, voire odorat – que de l’intellect. »

Stéphane Darricau, Le livre en pages, 2006

[http://www.objetslivres.fr/L-architecture-des-livres.html]

Le Carnet de Villard de Honnecourt est conservé à la Bibliothèque nationale de France.

Emil Ruder, Typographie, [1967], réimprimé par Arthur Niggli en mars 2002.

Le typographe doit inlassablement parfaire son sens des proportions, afin de pouvoir juger sans défaillance de la portée et de la limite d’un rapport de proportions.

Il sentira alors à quel moment la tension établie entre deux éléments devient si forte que l’harmonie se trouve menacée.

Il apprendra à éviter les rapports sans tension aucune qui engendrent l’uniformité et l’ennui.

Il déterminera en outre le degré de tension plus ou moins fort qui devra exister selon la nature et le caractère de l’ouvrage qui lui est confié. On ne peut donc concevoir un principe de calcul rigide, comme le rapport de la règle d’or 3   : 5 ou 8   : 13, car ce rapport peut être valable pour un travail et faux pour un autre.

Emil Ruder, Typographie, 1967, p. 92.

typomanie

Il y a plusieurs raisons pour utiliser la grille comme aide dans l’organisation du texte et des illustrations :

– des raisons économiques : un problème peut être résolu en moins de temps et pour moins cher.

– des raisons rationnelles : des problèmes simples aussi bien que des problèmes complexes peuvent être résolus dans un seul et même style caractéristique.

– un certain état d’esprit : la présentation systématique des faits, de la séquence des événements, et de la solution des problèmes, devrait, pour des raisons sociales et pédagogiques, être une contribution constructive à l’état culturel de la société et l’expression de notre sens des responsabilités.

Josef Müller-Brockmann, Grid systems in graphic design, 1981.

Dans la même rubrique

20 janvier 2017 – Énigme policière dans la Ferme des Animaux

6 août 2016 – La Joie de vivre

30 avril 2016 – Le Petit Poucet de Saint-Pierred’Aurillac

12 février 2016 – Le fou et le professeur

7 février 2016 – Ville africaine peule au XVIII° siècle

Un message, un commentaire ?
Forum sur abonnement

Pour participer à ce forum, vous devez vous enregistrer au préalable. Merci d’indiquer ci-dessous l’identifiant personnel qui vous a été fourni. Si vous n’êtes pas enregistré, vous devez vous inscrire.

Connexions’inscriremot de passe oublié ?