jeudi, 16 novembre 2017|
 

OSM en CM1, un mois plus tard

Jeudi matin, 8h45, les élèves rentrent en classe, c’est la veille du départ en vacances et pourtant, aucune excitation déplacée, les enfants s’attendent manifestement à ce que leur maîtresse remplisse son contrat...

Et oui, ce contrat est affiché à l’entrée, à côté de celui des élèves.

PRÉPARATIFS DE MATINÉE

Le quart d’heure de démarrage est consacré à l’organisation des quatre ateliers qui vont se dérouler pendant toute la matinée ;

  • les têtes de colonne se remplissent avec explication au fur et à mesure,
  • puis la liste des cinq groupes,
  • les cases pour la rotation des groupes
  • et enfin les prénoms des deux binomes par groupe.
Un tableau qui prend du sens au fur et à mesure qu’il se construit ; qu’il faudra relire à chaque rotation mais qui rendra possibles les déplacements sans risque.

Je me régale au passage à leur lire à voix haute la recette poétique de R. Queneau affichée en classe qu’ils vont illustrer et j’imagine déjà un raconte-moi énigmatique. Pourvu qu’ils acceptent ma proposition !!!

La maîtresse a introduit une nouvelle activité de coupage-collage de bandes papier pour recomposer un paysage, ce qui les plonge dans un abîme de perplexité,

Le salon de la maîtresse

mais pas pour longtemps, car ils reprennent, étape par étape, comme une recette de plus à maîtriser, l’art de produire leur propre paysage ;

la maîtresse note et colle l’affiche au tableau.

Le dernier atelier ME plonge dans un abîme de perplexité.
— Comment tu ne connais pas OSMtracker ?

  • J’essaie de frimer avec mes connaissances en anglais pour essayer de deviner, mais cela ne m’aide pas beaucoup.
  • Et les voilà en train de m’expliquer les parcours qu’ils ont réalisés pendant leur circuit pédestre et dont les silhouettes les ont inspirés.
Il faut dire qu’une récente recherche en arts plastiques les a conduits sur les traces de Calder et l’art de "suivre un fil" comme l’a joliment écrit leur maîtresse.

Dans cet atelier, il s’agira donc d’essayer de suivre le fil en trouvant des lettres dessinées par certaines rues pour écrire, des messages ? des prénoms ?


L’ATELIER OSM ; EN AMONT

L’objectif de la matinée n’est plus d’écrire des notes comme il y a un mois mais est d’apporter de véritables modifications à la carte du quartier à partir des observations réalisées pendant le circuit de mardi après-midi. Ils ont choisi les quartiers où ils habitent, résidentiels ou pavillonnaires.

- Ils ont systématiquement, pendant la sortie, vérifié toutes les informations portées sur les cartes imprimées que chaque binôme avait emportées.
- Voici la liste des informations qu’ils ont décidé de rajouter car elles leur semblent utiles à la vie du quartier :

  • les passages piétons
  • les poubelles recyclables
  • les bancs
  • les fontaines
  • les noms de résidences.

- Ils ont décidé de ne pas signaler les zones en travaux,
- mais de dessiner un chemin, sans nom, qui mène au portail d’entrée de l’étang.

J’écoute et je note : chacun d’eux s’approprie le quartier tout en s’efforçant d’employer le vocabulaire descriptif adéquat.

DÉROULEMENT DE L’ATELIER

Matériellement, deux ordinateurs sont connectés, les identifiants des deux utilisateurs leur sont connus (pas de majuscule,pas d’accent) mais rappelés au tableau, ils sont conscients que leur travail n’est plus de rajouter une note pour un contributeur nocturne mais qu’ils vont modifier directement la carte et les deux premiers binômes se connectent avec beaucoup de concentration. Ils ont donc quatre informations à saisir et s’organisent pour passer à tour de rôle ou bien pour se distribuer clavier/souris...

- Ils reprennent les outils de base

  • saisir le nom de la commune : c’est quand même plus rapide que de parcourir le monde à la main jusqu’à Bordeaux !!!
  • zoomer / dézoomer (mais je n’ai pas le temps de leur faire lire l’échelle),
  • se déplacer à la souris verticalement ou horizontalement.

- Ils cherchent à repérer la zone sur laquelle ils veulent intervenir en comparant avec le plan papier et les noms de rues, qu’ils maîtrisent plus ou moins.
- Ils lancent la demande de modification. Certains découvrent pour la première fois une photo aérienne et se demandent par exemple comment le photographe ne tombe pas en prenant la photo. Nous ne leur parlons pas du logiciel Bing : je supprimerai les captures d’écran si elles sont illégales.

- Ils choisissent l’option correspondant à l’élément qu’ils doivent rajouter : point ? ligne ? polygone ?

POINT

  • Le positionnement précis du point et le clic final poseront souvent problème
  • Ils saisissent le nom dans la case prévue, me demandent de vérifier l’orthographe, valident (ou oublient souvent de valider)
    puis sélectionnent certains "tags" :
  • accessibilité aux handicapés, qui entraîne des recherches mentales du genre : est-ce qu’on peut traverser la rue sans avoir à descendre ou remonter une marche ? est-ce qu’on peut rentrer dans ma résidence par une rampe ? est-ce qu’il y a un ascenseur pour aller à l’étage ? Je pense qu’ils n’auront plus le même regard pour les obstacles à certains déplacements ;
  • adresse ; ils sont ravis de voir les nombres ou les mots proposés, sans qu’ils aient besoin de les saisir !!!

Un dernier contrôle et puis c’est le moment très sérieux de sauvegarder.

Les ateliers tournent puis reprennent après la récréation.
À 11h15, la maîtresse propose un bilan à mi-parcours des quatre ateliers avant mon départ. Elle présente certains travaux et lit un poème avec l’accord de son auteur. Je remercie les élèves de leur sérieux et de tout ce que j’ai appris ce matin grâce à eux :
— Les logiciels comme OpenStreetMap n’existaient pas quand j’étais professeur.
— C’est normal, on n’était pas nés.

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