samedi, 18 novembre 2017|
 

Mme de Genlis, une passionnée de pédagogie

Un personnage bien de son siècle : fondatrice de la littérature édifiante à la vie peu édifiante, arriviste utilisant toutes les armes de la mondanité et du libertinage pour se faire une place au soleil, mais aussi pionnière dans le domaine de

la vulgarisation scientifique pour les jeunes

Elle a recommandé et mis en pratique une véritable mise en scène des sciences et de la géographie sous forme d’expériences et de voyages plus ou moins virtuels.

Dans la lignée de Locke, elle représente une pédagogie morale inductive où des exemples mis en scène remplacent les préceptes de l’éducation traditionnelle.

Dans la lignée des encyclopédistes, elle se repose sur l’érudition mais tient salon et se passionne pour l’éducation des jeunes ; rêvait-elle de devenir le ROUSSEAU féminin ?

Dans son ouvrage "Le partage des savoirs, XVIIIe-XIXe siècles" Lise Andriès commente sa commande aux frères Perier de maquettes d’après les planches de l’encyclopédie

- l’herbier moral : la fable pour distiller les connaissances botaniques,
- les veillées du château
- Alphonse de dalinde, ou la féérie de l’art et de la nature : anti-conte de fées

Il s’agit de donner une forme ludique à une instruction disciplinaire et morale, procédé du récit-cadre insérant de courtes nouvelles : enjeu pédagogique ET littéraire.

- maquettes déposées au CNAM : Mme de Genlis

- préceptrice du futur Louis-Philippe Sainte-Beuve, les Causeries du Lundi, Ed. Garnier Frères, tome III, pp.19 à 38, 1850

- une passion pour la pédagogie : une éducation spartiate à la campagne pour éviter les travers des courtisans

- en 1800 la première inspectrice des écoles primaires, nommée par Bonaparte

- stt éviter le portrait peu attractif de Wikipedia résumé par ces vers :

être prude, être galante
mêler la gloire à l’erreur
fut l’art de la gouvernante
pourquoi pas du gouverneur ?

de cette femme charmante
ne plaignons pas le destin
on peut bien être pédante<BR
sans cesser d’être catin.

maquettes mises en valeur par l’atelier K

ce qu’elle écrivit dans le domaine de la pédagogie

Ce n’est pas le Prince de Machiavel !!! anti-philosophique et ardente catholique

Mme de Genlis de François Bessire (dir.)

- traité d’éducation 1782 : Adèle et Théodore pour rivaliser avec l’éducation prônée par Rousseau pour Emile

- Mémoires

- bibliographie

- En Janvier 2007, un colloque : littérature et éducation

2007-colloque international au musée des arts et métiers à Paris

- L’éducation fille de l’histoire par Violette Giddey (google aperçu)

- Lettre de Buffon à Mme de Genlis

La manière dont elle conçut et dirigea, dès le premier jour, l’éducation des enfants d’Orléans, est extrêmement remarquable, et dénote chez l’institutrice un sens de la réalité plus pratique que ses livres seuls ne sembleraient l’indiquer.

Elle les mit sans tarder aux langues vivantes, aux connaissances usuelles, aux choses du corps et de l’esprit, menant le tout concurremment. Par exemple, l’été à Saint-Leu, chacun de ses élèves avait un petit jardin, qu’ils cultivaient eux-mêmes, et le jardinier qui les dirigeait ne leur parlait qu’allemand. Mais si l’on jardinait en allemand, on dînait en anglais, on soupait en italien ; le français se parlait bien assez dans les intervalles.

A la promenade, un pharmacien botaniste suivait les jeunes princes pour leur apprendre les plantes. Un Polonais, dessinateur habile, avait peint pour eux l’Histoire sainte, l’Histoire ancienne, celle de la Chine et du Japon tous ces tableaux d’histoire composaient une lanterne magique amusante autant qu’instructive.

Ne pouvant se priver de son goût pour le théâtre, elle imagina de mettre on action et de leur faire jouer dans le jardin, où les décorations artificielles se combinaient avec la nature, les principales scènes de l’Histoire des Voyages de l’abbé Prévost, abrégée par La Harpe, et en général toutes sortes de sujets historiques ou mythologiques.

Elle inventa également pour eux toute une série d’exercices gymnastiques alors inconnus les exercices des poulies, des hottes, les lits de bois, les souliers de plomb ; elle put se féliciter plus tard à bon droit d’avoir appris à son principal élève "à se servir seul, à mépriser toute espèce de mollesse, à coucher habituellement sur un lit de bois, recouvert d’une simple natte de sparterie ; à braver le soleil, la pluie et le froid ; à s’accoutumer à la fatigue, on faisant journellement de violents exercices et quatre ou cinq lieues avec des semelles de plomb."

En un mot, dans toute cette partie de sa carrière, elle se montra ingénieuse, inventive, pleine de verve et d’à-propos elle avait rencontré vraiment la plénitude de son emploi et de son génie.

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