mercredi, 21 février 2018|
 

Mémoire de Cadillac

MEMOIRE DE CADILLAC
- Contact : Monsieur BRISSET
- Adresse : 21 allée du Parc 33410 CADILLAC
- Téléphone : 05 56 62 17 17
- Rechercher et inventorier tout document (livres, gravures, photos, cartes postales, écrits…) du Pays Cadillacais

lilianejacques.brisset@orange.fr

ASSOCIATION ST BLAISE
- http://saint-blaise-cadillac.eklablog.com/accueil-c1022957
- norbert.guillot@wanadoo.fr
- ancien président : Hervé Dorian

Reinhold Dezeimeris : http://data0.eklablog.com/saint-blaise-cadillac/perso/biographies/reinhold dezeimeris.pdf

- 22 : Loupiac (communications 1869..)
- 31 : essais de Montaigne
- 37 : tracé Libourne-Langon voie chemin de fer / 1897 Bdx-Cadillac
- abbaye de La Sauve en 1883
- Chénier, sulpice Sévère, ausone,

-41 : le comice agricole et viticole de Cadillac

  • 1850 : lutte contre le mildiou et le blackrot 1885 grâce à la bouillie bodelaise mise au point par les professeurs Millardet et Gayon de la faculté de bdx.
  • lutte contre le phylloxéra 1875 + attaque de mildiou : les coteaux étaient devenus chauves. la vallée de la garonne n’est plus qu’un visage grêlé. Région de monoculture -> culture maraîchère dans les palus. Midi : hybridation de plants français et américains (pharmacien de Ganges, Jules-Emile Planchon).
    - 42 certains paysans cadillacais ... mais sorcellerie, scepticisme
    - 43 Dr Guibert, médecin chef de l’hôpital psychiatrique et maire de cadillac Albert Bonnefoux. Cazeaux-Cazalet secrétaire général du comice. 1884

- opuscule : la reconstitution du vignoble dans le canton de Cadillac. Rapports adressés à MM. Les membres du jury des classes 36, 38 et 60 de l’exposition universelle de 1900 sur les travaux du Comice de 1884 à 1900."

- commission culture et économique
- bulletin de 82 à 92 : avis de concours, d’expositions, de communications pratiques, indications sur les labourages, traitements...
- journal du comice de 93 à 98 avec supplément sur le greffage
- de 99 à 1904 : tribune agricole du sud-ouest dirigée par Charles Chaumet.

- composition du bureau d’origine, règlement du concours de greffage
- RD 44-45 "Réponse aux questions posées par le commission d’enquête parlementaire concernant la situation des ouvriers agricoles et l’état présent de l’agriculture en france." (document ministériel avec 196 questions) : critique sur l’éducation,

  • l’école primaire  : "programmes surchargés de notions peu utilisées en fait dans la pratique de la vie des gens, sont absolument insuffisants et médiocrement conçus dans leur brièveté."
  • outillage : le mot machine a le tort grave de faire naître une illusion qui, en masquant des vérités douloureuses, fait sans cesse renvoyer au lendemain une étude plus approfondie des difficultés vraies.
  • création d’un enseignement sérieux de l’agriculture dans les écoles primaires locales... transformation profonde du régime économique qui place l’agriculture française sur un lit de Procuste ... chambres d’agriculture

fête du comice au début de l’automne : concours + exposition, puis banquet, société de musique et bal.

Les fêtes du Comice

- p.46 fête du 12 octobre 1884  : fête de la terre et de ses fruits
- discours de RD
- expériences dans sa propriété : greffage, taille, entretien du vignoble, labourage, fumure
- comité de vigilance contre le phylloxera au conseil général : communication à la séance du ? parue dans la Feuille de dimanche n°6 du 7/09/1884.

- p.48 2° fête : discours du 10 octobre 1885

  • séances où l’on ne parle que pour dire quelque chose (ce qui, même de nos jours est une rareté)...
  • le véritable outil, celui qui fait des miracles et qu’il faudrait développer, c’est une tête pensante alliée à un bras vigoureux. C’est l’habitude précoce de regarder la nature, non pas seulement dans les livres qui la décrivent méthodiquement, mais aussi et stt dans sa rayonnante réalité..."
  • création des chambres départementales d’agriculture (lois du 25 octobre 1919 et 3 janvier 1924)
  • nommé conservateur de la BM de bordeaux

À cette époque, la situation de la France est stabilisée sur le plan international. La guerre du Tonkin se termine en 85, Madagascar est placée sous protectorat français. Dans une atmosphère nationale améliorée, Pasteur donne au monde le vaccin contre la rage. La loi sur la laïcisation du personnel enseignant des écoles primaires publiques est votée par le Parlement.

p.49 anecdote rapportée dans la brochure "La reconstitution des vignobles dans le canton de Cadillac" : Certain matin, un viticulteur que je connais bien... croise un mendiant

discours de 1887 à Langoiran : renom du comice "en limitant notre objet, en ne faisant que notre besogne spéciale". référence à Virgile.

carte de la France viticole : envahissement du phylloxéra.

p.51 comice de 1892, présence d’anatole france
- 23 juillet académie de bdx : communication sur l’importance de la taille à la serpette qui détermine un biseau sur le sarment à couper, sans détériorer le corps de celui-ci ; par contre, le sécateur qui coupe perpendiculairement au sarment, écrase celui-ci de sa lame non tranchante et le dommage subi par la plante est important.

L’érudit a fait place au paysan sauf une citation d’hésiode : la force de l’exemple : poème sur les travaux et les jours IX° siècle av.JC

VIII le viticulteur

p.53
- 1885 boulangisme
- 1889 scandale de panama
- 1889 : communication à l’académie de bdx. Trancher dans le noeud du sarment situé au-dessus du point prévu pour la taille.
- publication des inédits de montesquieu, confiée à la société des bibliophiles de guyenne.

p.56 comice de 1890
- et discours pour les obsèques d’Albert Bonnefoux, "ennemi de l’impatience et de la brusquerie"
- p.58 discours devant le conseil général : le régime de l’agriculture française, agriculture contre commerce
- 1893 cazeaux-cazalet prend sa suite à la présidence du comice.
- 1894 : remous à l’académie de bdx (abbé pailhès)
- président du conseil général

Il vous a paru, sans doute, que de grands événements et un très grand
malheur donnaient à notre nation de clairs avertissements, et que ses destinées ne devant jamais être subordonnées des improvisations aventureuses, il fallait, dans ses assemblées, viser moins l’élan impatient que les habitudes de réserve et de modération.

Si vous avez cru reconnaître celles-ci chez un homme accoutumé à observer
et à suivre les lentes évolutions de la nature, vous ne vous êtes pas trompés.

Un des dangereux défauts de notre temps me parait être l’impatience. On
semble croire que les actes de la vie d’un peuple peuvent être accélérés comme ceux de la vie d’un individu, et l’on voudrait marquer chaque jour par une décision nouvelle. Mais les jours d’une grande nation n’étant pas comptés, ses actions ne doivent avoir rien de précipité et d’éphémère ; elles doivent être dictées par le sentiment réfléchi de son génie intime, de sa grandeur dans le passé, à laquelle il faut, avec la maturité nécessaire ajouter progressivement ce qui peut assurer une grandeur future plus développée encore et, quand il s’agit de la France, une grandeur toujours plus humaine.
- 1894 : affaire dreyfus, assassinat du président carnot

IX démission de la présidence du conseil général
X 1899 dernières gerbes : décès de sa mère à 88 ans + mariage avec cousine

1900 exposition universelle de paris : rapports et carte de douze gravures d’après les photographies d’Ulysse Vergenon. Introduction au dossier :
-  Le canton de Cadillac viticole. Le passé, le présent, échappée sur l’avenir, de RD"

  • la langue
  • le chemin de fer -> Bdx
  • coutumes et traditions bouleversées
  • valeur d’une collectivité comme un comice : "une institution tout à fait impersonnelle, parlant au nom du pays, au nom de l’Etat et, par la science et la pratique réunies, vulgarisant dès qu’elle est trouvée, avec infiniment plus de force que tous les comices, la notion de la vérité."

L’enseignement : Dans la "Revue philomatique de Bordeaux", n°1, de janvier 1900 parait un article intitulé "Remarques en réponse au questionnaire de la commission d’enquête parlementaire sur les réformes de l’enseignement". L’auteur est Reinhold Dezeimeris qui fait suivre son nom des titres suivants : Correspondant de l’Institut, ancien président du conseil général de la Gironde.
C’est la première fois, et la seule, qu’il indique cette fonction passée.
Le texte est édité par l’imprimerie Gounouilhou en juin 1900 et Reinhold Dezeimeris a dû l’écrire dans le courant de l’année 1899, après sa démission.
Ses remarques ne traitent que le point suivant : "quels sont les motifs présumés de variations présentées par le nombre des élèves de l’enseignement public ?"

Il y voit quatre causes :

  • la défaveur dont jouit depuis quelques temps l’internat ;
  • le "brouillard artistique" introduit dans la langue ;
  • la préparation des professeurs dont la culture intellectuelle ne s’appuie pas sur une culture morale à l’exemple des grands maîtres que furent par exemple Victor Duruy, Alexis Pierron, Jacques Demogeot ;
  • l’insuffisance de l’enseignement classique. Cette quatrième cause lui apparaît comme la plus importante.

L’enseignement classique a développé le génie français puisque, dans les études d’humanité, il a puisé la limpidité de la langue française et donné des hommes tels que Montaigne, Malherbe, Descartes, Corneille, Bossuet, Fénelon, Montesquieu, Voltaire, A.Chénier...

Et Reinhold Dezeimeris s’insurge contre le projet d’alléger l’enseignement du grec. Il ne faut pas abandonner les bases essentielles de notre idiome car "c’est saper celui-ci dans ses fondements que de supprimer la connaissance des éléments de sa vie primordiale, la transfusion permanente du sang originel".

Il évoque l’enseignement moderne qui "ne fait pas des jeunes hommes plus capables d’une spécialité distinguée quelconque".

Il est contre le rapport que l’on pourrait établir entre l’enseignement primaire supérieur et l’enseignement moderne ; le premier est surtout pratiqué dans les cantons ruraux et - il ne faut pas perdre de vue l’année : 1900 - le cours traitant de l’histoire ancienne, de l’histoire romaine, de l’histoire générale figurant dans les programmes, n’est pas mis en pratique dans les écoles primaires supérieures.

Il s’interroge : faut-il supprimer le baccalauréat ?
Sa conclusion est la suivante :

  • Enseignement classique reconstitué avec, comme sanctions, Bac ès lettres, Bac ès sciences ;
  • Enseignement spécial (classes de grammaires) débouchant sur un Bac spécial ;
  • Enseignement primaire supérieur ouvrant sur un diplôme d’études primaires supérieures ;
  • Etablissements d’écoles d’Etat : Agriculture, Viticulture et Oenologie, Arts et Métiers, Industrie, Commerce, Etudes coloniales.

Nous citons sa dernière phrase :
Il importe de ne pas adapter à des impressions de circonstance une
législation précipitée dont les effets pourraient être gros de dangers pour la patrie même.

p.79 traduction latine en 1573 des Maralia de Plutarque par Hermann Cruserius, éditeur allemand. Cet ouvrage est introuvable malgré ses recherches pendant 35 ans chez les libraires français, allemands, anglais, suisses, hollandais.
Un hasard inouï va le servir. A la vente des restes de la bibliothèque de la famille de Verthamon, rue Vital-Carles, à Bordeaux, le 2 décembre 1903, il repère fortuitement un volume intitulé : "Plutarque interprétée (sic) par Hermann Crusero(sic)" ; il le feuillette : pas de doute, il s’agit bien de l’introuvable Plutarque de Cruserius.

Il achète son trésor et l’étudie avec délices. L’expert qu’il est permet à son érudition de raconter d’abord les circonstances au cours desquelles ont eu lieu les traductions des oeuvres de l’historien grec et leur impression ; il précise ensuite les causes de la disparition de celles-ci.

Puis il raconte le cheminement du livre qu’il a acheté dans les familles qui l’ont possédé : A. Delasserre dont l’arrière petit-fils sera Montesquieu, Jean de Constantin, conseiller au parlement de Bordeaux, époux de la fille de Martial de Verthamon d’Amblay, propriétaire du château de Castéra près de Lesparre ; l’in-folio reste 225 ans dans la bibliothèque du château au gré des mariages ; c’est ainsi qu’il eut comme possesseurs Estienne de la Boétie, Thomas de Montaigne père de Michel, Jean de Saint-Martin auteur des épitaphes du tombeau de Montaigne...

L’ouvrage est un in-folio moyen, relié en basane verte de 35 cm sur 22 cm. Son écriture, dit Reinhold Dezeimeris, est en latin terne "fidèle et consciencieux, mais dans une tonalité sans charme".

Le latiniste procède à l’examen savant du texte et révèle la méthode de Hermann Cruserius empruntée à la traduction de l’Amour de Ferron et aux corrections et interprétations d’Estienne de la Boétie.

1904 : rupture avec le vatican ; collections de livres rares dans les couvents.

p.91 sa bibliothèque

Toutefois, pour revenir à ces quelques échos que nous évoquions précédemment, un petit texte, paru en 1903 dans la "Revue philomatique de Bordeaux et du Sud-Ouest", nous raconte les "Souvenirs d’un bibliophile" "chez les vieux bouquinistes de Bordeaux". Il s’agit des relations savoureuses exprimées avec un brin d’humour, que Reinhold Dezeimeris entretenait avec deux bouquinistes bordelais.

p.95 chapitre XIII envoi
paysan savant
érudit politicien
savoir et servir

Voici ce qu’a écrit à son sujet Jacques Collin quelques temps après sa mort :
"Malgré ses goûts de bénédictin laïque, il pratiqua toute sa vie, avec un
rare succès, les devoirs de l’homme du monde. Quelle distinction, quelle finesse inexprimable dans ce sourire auquel le visage entier, la paupière surtout, prenait si naturellement une part active et sémillante ; quelle tenue dans la phrase dontl’extrême correction aurait parfois senti la recherche et maniérée sur les lèvresd’un autre, mais qui, chez M. Dezeimeris, témoignait tout simplement d’un respect inouï de la langue."

Il fit miroiter la liqueur vivante à la lumière d’une lucarne proche, huma le parfum et goûta :
"Eh ! eh ! né pensest pas qu’aquet bin a un pétit goût d’aygue ?" dit-il en s’adressant à son employé avec un sourire entendu. (ne pensez-vous pas que ce vin a un petit goût d’eau ?)

Index des noms cités
p.104 sources
p.105 table des matières

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