jeudi, 16 novembre 2017|
 

Journée de la parentalité, les écrans

Pour la seconde année, la bibliothèque de Saige à Pessac a proposé aux acteurs sociaux du quartier de participer au projet parentalité pour répondre au désarroi et aux questionnements de parents dépassés par la facilité avec laquelle la jeune génération s’empare de tous les nouveaux outils numériques qui inondent le marché.

Après la révolution sociale qu’a représenté le mélange des genres dans les responsabilités familiales, nous voilà confrontés avec le brouillage des savoirs dans les rapports enfants-parents : les digital-natives en savent bien plus et apprennent beaucoup plus vite que les adultes qui sont censés détenir traditionnellement le savoir et le pouvoir. Où en est l’autorité parentale ?

Mercredi après-midi, dans le cadre de "Dis-moi ce que tu regardes", parents et grands-parents étaient donc invités à une rencontre-débat sur l’addiction aux écrans et les dangers d’internet :

  • Véronique Garguil, psychologue au Pôle d’addictologie Charles Perrens de Bordeaux et
  • Stéphanie Martin du Puytison, juriste à la plateforme des services de Pessac ont répondu aux questions et donné des pistes de réponses, et pas seulement sur le plan de la vie familiale mais aussi de la vie de quartier.

UN PEU DE VOCABULAIRE

  • L’addiction se définit par la perte de contrôle.
  • L’adolescence : le système d’auto-contrôle n’est pas terminé.
  • Quels sont les lieux d’évaluation ?

QUESTIONS

- Trop de temps devant l’écran ?

  • Quelle régulation a déjà été mise en place dans la vie familiale ?
  • Ne pas en faire un traitement spécifique.
  • Ce qui est compliqué c’est que le parent a acheté un objet en croyant bien faire et il comprend trop tard que c’est le loup dans la bergerie. On n’est pas aidé par les concepteurs, les fabricants et les vendeurs d’objets : jeux persistants (Faut que je rentre, c’est l’heure pour mon jeu), forfaits illimités

- Quels outils ?

  • Appels anonymes à Numéros 0800
  • S’intéresser à ce qu’ils regardent
  • Ne pas passer à l’acte : mieux vaut reculer temporairement et mettre des mots.

- Les jeux isolent ?

  • Respecter leur besoin de solitude, qui est un facteur de développement de l’imaginaire. Ne pas se laisser emporter par la super-stimulation ambiante.
  • Poser, se poser les questions : quel bien-être cherchent-ils ? Quel plaisir ?
  • Ça m’arrange de voir mon enfant occupé quand il est petit, et puis à 10 ans, ça prend de l’ampleur.
  • Le risque : toutes les sphères de la vie sont envahies / avoir des besoins autres.

- Rapport sommeil / écrans

  • Internet ne stimule pas beaucoup plus que la télévision : un peu plus d’interactivité peut-être.
  • Avoir des temps différenciés à l’écran
  • Différenciation des espaces dédiés : une chambre, c’est pour dormir
  • Les choix d’organisation et d’achats ne sont pas sans effets.

"J’aime jouer le soir avant de m’endormir : ça me relaxe, je suis contente d’avoir monté de niveau, j’évacue mes soucis."

  • C’est une appétence qu’on doit prendre en considération.
  • L’important est de ne pas entrer dans une situation insupportable, ne pas attendre trop longtemps avant d’en parler. La société n’aide pas, au contraire elle nous pousse à perdre pied. Il y a des personnes qui sont plus vulnérables que d’autres.

- Adultes accros ?

  • A certaines époques de notre vie, on a besoin de certains objets de satisfaction, on les trouve, on se polarise et …
  • La majorité des adultes se débrouille bien avec ses addictions, sauf pour le tabac.

- Violence des jeux ?

  • Le virtuel permet d’assouvir les pulsions agressives, de laisser s’écouler les tensions.
  • Mais les jeux récents font entrer dans la réalité : un risque pour les terrains fragiles.

- La dépendance ?

  • une manière de traduire une anxiété, de signaler, de manifester un problème personnel ALERTE ==>> ÉCOUTE
  • Pour le traduire, il faut pouvoir l’accueillir, puis le canaliser.

- Responsabilités au niveau du quartier : recenser les espaces de savoir

  • la plateforme
  • le centre social
  • l’école : personnel de santé
  • clubs de prévention
  • accueil périscolaire : contacts

- Recherches sur internet et popups ?

  • Contrôle parental : fournisseurs d’accès, mais ralentit youtube notamment...
  • Stéphane BELLET - Prévention de la délinquance et tranquillité publique, Citoyenneté, Egalité des chances 05 57 93 66 72 clspd@mairie-pessac.fr interventions au collège
  • Surveiller l’historique de leur navigation : espionnage ?
  • Comment prendre du recul par rapport à leur activité sur internet ? Ce sont les même risques qu’ailleurs et pour les affronter, il y a l’éducation à l’autonomie : compétences psycho-sociales à l’école.

- 700 Euros de SMS : le risque du clic involontaire, quels recours ?

  • manipulation par les concepteurs de jeux et de sites.
  • MEN : circulaire de novembre 2013 → Interventions de prévention au collège.
  • Rien en prévention au niveau juridique.
  • Il faut apprendre à faire des choix, des expériences pour se préparer.
  • Le sentiment d’exister vient de l’équilibre entre ce qu’on a pu faire et ce qu’on n’a pas pu faire. La non-expérience existe, elle est importante.
  • Recours : associations de consommateurs.
  • Négociations → au courrier officiel par conseiller juridique : un enfant ne peut pas signer un contrat.
  • Recours au conciliateur de justice : une personne qui a capacité de négocier.
  • Médiateur internet ?

- La technologie est allée plus vite que l’éducation.

  • Ateliers informatiques au Centre Social : jeux, créations, social. Objectif : diversifier les utilisations. L’ordinateur est un très bon outil qu’il faut savoir utiliser.
  • Ateliers informatiques du jeudi soir avec Ryxéo pendant deux mois : créativité (mini-livres d’histoires personnelles), préparation aux réseaux sociaux (babytwit), photothèque triée (droit à l’image).

- La loi protectrice ?

  • Jeux américains (lois différentes)
  • Facebook : pas de recours possible, pas de droit à l’oubli
  • La question de l’intime : Quand on ouvre facebook, c’est comme si on descendait dans la rue ; notion d’ami ?
  • Blog : n’importe qui a accès aux photos.
  • Des ateliers plus fréquents où les jeunes peuvent échanger entre eux.
  • Pour être contenants et accompagnants, il ne faut pas diaboliser.
  • L’école devrait avoir une logique préventive et pas seulement éducative. Les enfants doivent être contenus de façon bienveillante.
  • Notre rôle est de réduire les risques : les enfants ne doivent pas être livrés à eux-mêmes sans mode d’emploi.

Une piste concrète : OUVRIR DES ESPACES

  • Café des parents organisé par l’ASTI et l’école Montesquieu il y a deux ans et redemandé.
  • Rôle fédérateur de l’école qui impulse le mouvement.
  • Communiquer sur les services offerts par la plate-forme des services publics : une intervention plutôt que des flyers.
  • Problème de l’accessibilité aux services d’accompagnement pour les gens en rupture : horaires d’accueil...

ET POUR CONCLURE, UN QCM

Les adultes présents ont été conviés à répondre à un questionnaire en images, le permis-écran en 23 questions, à multi-choix, concocté par René (Centre social), Marie (ASTI) et Annie (Abulédu-fr) sur une idée du Centre Social.

Ce QCM, adapté à différents publics, va circuler dans le quartier en février-mars, les résultats permettront au Centre Social de dresser un état des lieux du territoire.



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